Fumées des incendies : dans quels cas faut-il porter un masque pour se protéger ?

Fumées des incendies : dans quels cas faut-il porter un masque pour se protéger ?

Alors que les mégafeux continuent de progresser en France, les panaches de fumée gagnent des villes parfois très éloignées des incendies. Face à cette pollution de l’air, beaucoup se demandent dans quels cas il est nécessaire de porter un masque et comment se protéger efficacement.

Ce lundi 27 juillet 2026, les incendies continuent de progresser en France dans des proportions inédites. En Gironde, le feu parti de Saumos a déjà parcouru 42.000 hectares et contraint 220.000 personnes à évacuer leur domicile. Au total, 84 sapeurs-pompiers ont été blessés. D’autres incendies restent également actifs en Haute-Corse, dans le Var, les Hautes-Alpes et les Landes.

Au-delà des flammes, d’importants panaches de fumée se propagent parfois à plusieurs centaines de kilomètres. “Du fait de la direction des vents, des nuages de fumées et des odeurs de bois brûlés peuvent être perceptibles et peuvent incommoder un grand nombre de personnes au-delà du département, voire de la région”, indique l’Agence régionale de santé (ARS) de la Nouvelle-Aquitaine dans un communiqué. Pourquoi ces fumées sont-elles dangereuses et dans quels cas faut-il porter un masque ?

Fumées des incendies : quels sont les risques pour la santé ?

Les fumées des feux de forêt peuvent s’étendre bien au-delà des zones touchées et entraîner des niveaux de pollution comparables à un épisode de pollution intense, indique l’ARS Nouvelle-Aquitaine. L’agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) explique que la composition de ces fumées varie selon la végétation brûlée, les conditions de combustion et l’humidité de l’air, mais qu’elles contiennent en grande majorité (environ 80 %) de très fines particules carbonées, capables de pénétrer profondément dans les poumons et de voyager sur plusieurs centaines de kilomètres. On y trouve aussi du monoxyde de carbone, du dioxyde de carbone, des composés organiques volatils (acroléine, formaldéhyde, benzène), des hydrocarbures aromatiques polycycliques, des métaux lourds et des oxydes d’azote.

À court terme, elles peuvent provoquer une irritation des yeux, du nez et de la gorge, une toux ou une gêne respiratoire, et aggraver des maladies comme l’asthme. Des effets sur le système cardiovasculaire sont également évoqués, notamment chez les personnes les plus fragiles, précise l’Anses.

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