La retraite “jusqu’à 2 ans plus tôt” pour les mères de famille dès le 1er septembre 2026 : quelles femmes sont concernées ?

La retraite “jusqu’à 2 ans plus tôt” pour les mères de famille dès le 1er septembre 2026 : quelles femmes sont concernées ?

Autrement dit, la réforme pourra débloquer un départ anticipé. Notamment pour les assurées qui se trouvaient jusque-là juste en dessous du nombre de trimestres requis. Le bénéfice sera limité à deux trimestres. Même lorsqu’une femme dispose d’une majoration de durée d’assurance plus importante grâce à ses enfants. La formule « jusqu’à deux ans plus tôt » doit donc être comprise avec précaution. Les deux trimestres nouvellement pris en compte ne correspondent pas, à eux seuls, à deux années de retraite gagnées. En revanche, ils peuvent permettre à une femme de remplir enfin les critères de la carrière longue. Et par conséquent accéder à l’âge de départ anticipé prévu par ce dispositif. Potentiellement jusqu’à deux ans avant son âge légal. Le nombre de bénéficiaires devrait d’ailleurs rester limité comme l’indique Le Figaro.

La retraite « jusqu’à 2 ans plus tôt » pour les mères de famille dès le 1er septembre 2026 : quelles femmes sont concernées ?© Zoey106 – Shutterstock

Un nouveau calcul sur les 23 ou 24 meilleures années pour augmenter les pensions

Selon les estimations gouvernementales, environ 3 % des femmes nées en 1970 (13 000 personnes) pourraient profiter de cette évolution. Le gain dépendra donc fortement de l’âge auquel chacune a commencé à travailler. Mais aussi du nombre de trimestres déjà cotisés. La deuxième mesure concerne un nombre beaucoup plus important de femmes. Elle va agir directement sur le montant de leur retraite de base. Jusqu’à présent, ce sont les 25 meilleures années de rémunération qui étaient prises en compte pour les salariés du privé. À compter de septembre 2026, ce nombre sera réduit pour certains parents. Pour un parent ayant eu un enfant, le calcul pourra porter sur les 24 meilleures années. À partir de deux enfants, seules les 23 meilleures années seront retenues.

L’idée est simple. Il s’agit de retirer du calcul une ou deux années moins favorables peut faire progresser le salaire annuel moyen retenu. Par conséquent, le montant de la pension est également revalorisé. L’effet ne sera toutefois pas identique pour toutes les assurées. Une femme dont les 25 meilleures années présentent des rémunérations relativement proches constatera probablement une différence limitée. En revanche, celles ayant connu une ou plusieurs années sensiblement moins rémunérées pourraient davantage profiter de la nouvelle règle. Le ministère du Travail estime que cette mesure pourrait améliorer la pension de plus d’une femme sur deux

Next »
WordPress Cookie Notice by Real Cookie Banner