Jordan Bardella, ambassadeur d’une “vraie” cuisine italienne : entre transmission familiale et rigueur
Quand il s’agit de gastronomie, Jordan Bardella se révèle puriste. Il bannit catégoriquement la sauce industrielle (« Chez moi, la sauce Barilla, c’est interdit. »), tout comme le gruyère sur les pâtes ou l’irrévérence de couper les spaghettis. Ce goût pour les traditions, il le doit à son enfance. Dans Paris Match, il cite ses premiers mentors : une mère, une grand-mère, puis cet oncle qui dirige un restaurant près de Turin. Avec eux, il apprend à façonner des classiques : lasagnes, bolognaise, osso-buco, plats cultes de la botte.
Ce rapport quasi-sacré à la cuisine transalpine, le président du Rassemblement national continue de l’afficher, parfois en opposition aux habitudes françaises plus “pressées”. Loin d’être un simple amateur de gastronomie, Jordan Bardella revendique l’attachement à une culture populaire où chaque plat doit être respecté. Pour lui, trop de cuisson gâche l’âme du plat. La transmission familiale se double donc d’une volonté de transmettre à son tour : une forme de respect pour des recettes gravées dans l’histoire, vécues non comme un folklore mais comme une tradition vivante à préserver.