L’acteur et réalisateur, propriétaire d’une maison dans le village de L’Herbe, a partagé son immense tristesse face aux ravages causés par les feux de forêt sur la presqu’île. Évacué comme des milliers de riverains, le cinéaste salue le courage des pompiers engagés contre le brasier en Gironde.
La presqu’île du Cap Ferret vit des heures sombres. Depuis le déclenchement de violents feux de forêt ce jeudi 23 juillet 2026, la Gironde fait face à un sinistre colossal qui a déjà ravagé près de 40 000 hectares et contraint plus de 140 000 personnes à quitter leur logement. Le bilan humain et matériel s’alourdit d’heure en heure : le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, fait état d’au moins 80 habitations touchées par les flammes, dont une cinquantaine intégralement rasées. Une tragédie qui frappe de plein fouet les riverains de cette langue de terre prisée des célébrités.
Parmi elles, Guillaume Canet y possède une résidence de vacances dans le village de L’Herbe, acquise lors de son union de 18 ans avec Marion Cotillard et où le couple résidait encore avec leurs deux enfants et y a immortalisé les lieux dans ses films Les Petits Mouchoirs (2010) et Nous finirons ensemble (2019).
“Je suis retourné”, confie Guillaume Canet
À l’instar d’autres figures publiques résidant sur le bassin comme Laura Smet, Sophie Davant ou Julien Courbet, le comédien de 53 ans a réagi publiquement ce vendredi 24 juillet 2026. En relayant un sujet de franceinfo tourné au cœur des feux à Lège-Cap-Ferret, le père de famille a partagé l’angoisse des personnes contraintes de tout abandonner : “Je suis retourné, et très ému de voir ces images… Là où on a grandi, vieilli et construit des souvenirs avec nos enfants…”
Présent sur la presqu’île depuis plus de trois décennies, l’artiste s’est dit particulièrement solidaire des sinistrés : “J’ai vécu une partie de ma vie sur cette presqu’île depuis 32 ans. C’est tragique, et je pense très fort à toutes les personnes comme moi qui ont été évacuées et qui attendent la boule au ventre le verdict… Et bien sûr, à ceux qui ont déjà perdu leur maison.”