Entre héritage familial, passion et affirmation de soi : les défis et inspirations de l’adolescence
Derrière ce premier passage remarqué sur les podiums, Léonie Cassel s’affirme comme bien plus qu’un « nom célèbre ». Dans ses interviews, elle évoque sans filtre l’influence de sa grande sœur Deva Cassel — aujourd’hui active chez Jacquemus, Elie Saab, Courrèges… — qu’elle considère comme « mon seul modèle… Elle m’a toujours inspirée ; elle a été mon idole depuis toujours. Parfois, je la voyais comme une déesse » (Vogue Italia). C’est aussi dans la musique, le cinéma et un cercle artistique élargi qu’elle puise son énergie, s’investissant dans des cours de chant et la découverte de styles variés, de Frank Ocean à Jamiroquai.
S’il paraît évident que le passage de l’ombre à la lumière reste facilité par un environnement familial connaisseur, Léonie refuse la facilité. En 2026 elle confiait à Vogue Italia : « Maintenant, j’aime vraiment être moi-même… J’ai certainement un fort caractère parfois, mais j’essaie de ne pas me laisser submerger par la pression. Et quand je peux rire, je ris. Pour moi, grandir est vraiment une belle chose, et j’ai hâte de grandir encore ».
Ce cheminement est typique des nouveaux visages de la mode : affirmation de soi, goût du dépassement, mais aussi art de s’amuser. Léonie profite de la mode pour s’approprier le vestiaire maternel, oser la spontanéité et multiplier les expériences (festivals, concerts, voyages… tout en restant lycéenne). Sa mère le résume avec humour : « Ça veut dire que j’ai encore bon goût ». Le soutien parental n’est jamais loin, mais le besoin de se réaliser seul(e) domine, comme le confirme Monica Bellucci dans Marie Claire : « Elles ont envie de faire leur voyage, et elles ont raison ».
L’émergence de Léonie Cassel sur les podiums révèle combien aujourd’hui la mode valorise les identités fortes, le respect du parcours scolaire et l’équilibre émotionnel, autant d’éléments qui conditionnent la réussite d’un début de carrière de mannequin chez les adolescents.