Édouard Philippe domine la Macronie, la droite radicale verrouillée par Bardella et Le Pen
Chez les proches d’Emmanuel Macron, Édouard Philippe s’affirme sans partage avec 74 % d’opinions favorables. Malgré une légère baisse (-1 point), il reste la figure qui cristallise le plus grand nombre de soutiens au sein de la majorité présidentielle. Son implication n’est pas passée inaperçue, organisant un « apéro à distance » suivi par 10 000 Français et amorçant une première réunion publique parisienne le 5 juillet 2026. Autour de lui, Gabriel Attal (67 %) et Gérald Darmanin (55 %, recul de cinq points) assurent la relève, mais sans parvenir à détrôner l’ancien Premier
ministre ni à ébranler sa popularité marquée.
La droite radicale, quant à elle, voit Jordan Bardella et Marine Le Pen plébiscités à hauteur de 91 % chez les sympathisants d’Éric Zemmour et du Rassemblement national. Bardella gagne deux points, Le Pen en perd un : ce duo reste donc l’indéboulonnable moteur du camp nationaliste, verrouillant leurs positions depuis des mois.
Édouard Philippe cultive ses soutiens au sein même du gouvernement, notamment auprès de Maud Bregeon, Mathieu Lefèvre et Philippe Baptiste. Cette mobilisation interne pose les bases d’une campagne déjà très structurée pour ce camp, alors que la recomposition du paysage politique français s’accélère. Reste à savoir si l’ancien locataire de Matignon tiendra cette avance à mesure que la campagne officielle s’intensifiera.