Alors que la polémique enfle suite à ses propos jugés racistes envers Kylian Mbappé, Celeste Amarillo, sénatrice paraguayenne de 61 ans a pris la parole lors d’une conférence de presse organisée ce mardi 7 juillet 2027, dans laquelle elle s’en prend à la FIFA, au leader des Bleus et à la FFF.
Elle persiste et signe. Ce dimanche 5 juillet, la sénatrice du Paraguay Celeste Amarillo, membre du Parti libéral radical authentique, de centre-droit depuis 1982, réagissait à chaud à la défaite de son pays face à l’équipe de France à la fin des huitièmes de finale de la Coupe du monde de football. “Cet abruti n’a même pas appris à écrire. Au lieu de téter le lait maternel, il tétait des noix de coco, et les êtres les plus instruits qu’il ait jamais entendus étaient des chimpanzés. Un Camerounais issu de la colonisation, s’efforçant désespérément de passer pour un Français, rancunier, nouveau riche, arrogant et laid. Il était nerveux et mort de peur pendant tout le match, à l’image de toute son équipe ; ils n’ont même pas réussi à marquer un but, ils ont gagné grâce à un coup de chance…”, avait écrit au vitriol la sexagénaire sur les réseaux sociaux.
Des propos qui ont fait réagir la Toile entière, mais aussi des chefs d’Etats. Kylian Mbappé a également longuement répondu aux propos insultants et racistes de la sénatrice sur X, la qualifiant notamment de “femme méprisable et indigne de sa fonction” : “Vous ne représentez pas le Paraguay, ce pays qui a transpiré la passion et l’honneur tout au long de la compétition. Par votre inconscience et votre racisme décomplexé, le monde entier a déjà oublié le parcours et l’effort historique que vos joueurs ont réalisés durant cette Coupe du monde pour laisser place à une dame incompétente donnant la pire image possible de son pays. Je ne laisserai jamais aux gens comme elle, la liberté de laisser propager leur haine et leur racisme à travers le monde”. Une polémique qui est en train de prendre en ampleur ce mardi, alors que l’ONU a pris le parti de l’attaquant du Real Madrid et que le Parquet de Paris a lancé une enquête pour “injure publique aggravée” à l’encontre de Celeste Amarillo.
Celeste Amarillo jette de l’huile sur le feu en répondant à la polémique
Ce mardi 7 juillet, la femme politique paraguayenne a mis sa pierre à l’édifice de ce scandale international en organisant une conférence de presse. Une prise de parole qui ne risque pas d’apaiser la situation… “Cette affaire ne concerne que moi et Kylian Mbappé, a-t-elle commencé, selon des propos rapportés par CNews. Je n’ai pas parlé de la France. Je m’exprime à titre personnel ; je ne représente personne, ni mon parti. J’ai le droit d’exprimer mon opinion, même si je suis sénatrice, je suis avant tout une citoyenne. J’ai le droit de dire ce que je veux, de soutenir l’équipe de mon choix et d’exprimer mon opinion. C’est un droit qui nous est garanti à tous”.
Avant de s’attaquer à la FIFA, qu’elle qualifie de “pouvoir fasciste” : “Moi, je réponds à Kylian Mbappé, et ça devient presque la guerre. Mais c’est la FIFA. C’est un pouvoir qui surpasse la souveraineté des pays. (…) C’est Gianni Infantino qui appelle Emmanuel Macron pour qu’il appelle le président (du Paraguay Santiago Pena, ndlr) et me dise de me taire. (…) La FIFA est derrière tout ça.”
Si elle reconnaît le caractère racistes de ses propos, elle n’a pas prévu pour l’instant de s’excuser : “Kylian Mbappé ne m’a pas demandé de m’excuser, et je n’ai aucune raison de le faire. J’ai écrit ce que j’avais à écrire”, a-t-elle affirmé. “Je suis revenue sur ce que j’avais écrit, oui, c’est du racisme, et c’est pour cela que j’ai supprimé ma publication. Je présente mes excuses à tout le monde, je déteste le racisme. Je suis en pleine reconstruction. Je viens d’une communauté où les choses sont différentes. En Europe, ils peuvent faire ce qu’ils veulent, et en France aussi”, revenant sur le comportement supposé indécent du leader des Bleus lors de leur rencontre avec l’équipe du Paraguay.