Patrick Bruel fait face à une série d’accusations pour violences sexuelles, avec une nouvelle plainte pour viol non prescrit qui relance l’affaire judiciaire.
Figure majeure de la chanson française, Patrick Bruel est célèbre pour ses titres cultes comme « Place des grands hommes » ou « Casser la voix ». Il s’est aussi illustré au cinéma, devenant une personnalité emblématique.
Depuis plusieurs mois, sa réputation est mise à rude épreuve. De nombreuses procédures judiciaires le concernent désormais, compliquant son parcours.
Dernier développement en date : une nouvelle plainte pour viol a été déposée le 24 juin 2026.
Elle concerne des faits présumés ayant eu lieu dans les années 2000, quand la plaignante, mannequin à l’époque, avait 16 ans.
Une plainte pour viol sur mineure vise Patrick Bruel : ce que l’on sait
Cette plainte récente, déposée auprès du parquet de Nanterre, a été transmise aux quatre juges d’instruction en charge du dossier Bruel.
La plaignante, connue sous le prénom d’emprunt « Pauline », affirme que les faits ne sont pas prescrits selon une source proche du dossier. Ils se seraient déroulés en région parisienne durant sa minorité, alors qu’elle exercait le métier de mannequin.
Son avocat, Me Tristan Vieules-Augendre, explique : « La jeune femme que nous accompagnons dans cette démarche difficile de dépôt de plainte ne souhaite pas s’exposer publiquement à ce stade et réserve le récit des faits particulièrement graves dont elle a été la victime à l’autorité judiciaire, en qui elle place sa confiance. »
De son côté, Patrick Bruel nie fermement l’ensemble des accusations.
Ses avocats, Mes Fanny Colin, Céline Lasek et Christophe Ingrain, déclarent que le chanteur répondra « de ces accusations ineptes dans le seul cadre pertinent et adapté : la justice, si elle est saisie de ces faits ». Ils déplorent l’écho médiatique et ajoutent : « Seule l’autorité judiciaire est aujourd’hui à même d’établir les faits dans une affaire constamment polluée par le bruit médiatique. »
Cette nouvelle plainte s’ajoute à une série lourde d’accusations pour violences sexuelles. Depuis la mi-juin 2026, au moins cinq autres plaintes ont été déposées pour viol, tentative de viol ou agression sexuelle. Elles concernent des faits survenus entre 1992 et 2014.
Certaines de ces affaires sont prescrites, d’autres, comme celle de « Pauline », pourraient entraîner des poursuites en raison de la non-prescription des faits allégués.
L’affaire prend une ampleur croissante, soulevant la question délicate du respect de la parole des victimes et de la présomption d’innocence